André Carrier


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André Carrier a fait une carrière dans l’enseignement de la philosophie et dans la pratique du droit criminel. Il a publié quelques textes poétiques (Estuaire et Moebius), des ouvrages destinés à l’enseignement de la philosophie et un premier roman, Rue Saint-Olivier, paru chez Lévesque éditeur en 2012.




André Carrier, honore.com, roman, collection « Réverbération », août 2015, 148 p., 24 $. ISBN : 978-2-924186-88-6 (édition papier) • 978-2-924186-89-3 (édition numérique PDF).

« Je vis à Paris, rue Gît-le-Coeur. J’occupe deux pièces chez Anna, ma logeuse. J’y exerce le métier d’écrivain d’éloges funèbres. Je me fais discret.
Si on devait aujourd’hui me reconnaître à la voix, on dirait que j’ai pris cent ans. Je grince telle la meule de pierre d’un moulin d’antan. Je suis de la plus vieille industrie, qui est de penser et de tendre à la parole. C’est ainsi que je vends mon talent sur le site Internet honore.com. »

À la suite d’un procès au cours duquel Xavier-Nicolas a affronté des caïds de l’industrie pharmaceutique, les policiers jugent prudent de le faire passer pour mort. On change son identité — il se nomme maintenant Honoré — et il vit dans un nouveau lieu. Passé du métier de procureur à celui d’écrivain d’éloges funèbres, il reçoit des courriels empreints de philosophie et de poésie de personnes réclamant ses services, devenant ainsi le témoin de l’intimité des familles accompagnant leurs proches dans la mort. Isolé et coupé de ses anciens repères, il rencontre Anna, femme attachante qui lutte contre l’inéluctable vieillissement. Avec elle, qui est de trente ans son aînée, il vit une histoire d’amour faite d’humour, de respect et de complicité. Pendant ce temps, des policiers cherchent à identifier les auteurs de la tentative d’assassinat qui a conduit Xavier-Nicolas à se terrer. Mais quelle autre raison l’a poussé à faire table rase de son passé ?
Un polar, honore.com ? Avant tout, l’auteur se sert de l’intrigue pour tâcher de lever le rideau qui nous cache à nous-même et pour sonder les liens qui nous unissent à nos proches.



André Carrier, Rue Saint-Olivier, roman, collection « Réverbération », avril 2012, 122 p., 21 $, ISBN : 978-2-923844-86-2 (papier) • 978-2-923844-87-9 (numérique).

Je cherche mon frère mort
ou je me cherche mort en mon frère


On a trouvé David pendu à la branche d’un arbre dans le parc du Cavalier-du-Moulin à Québec. Suicide ou meurtre ? Ce fut la fin, mais peut-être aussi l’accomplissement, du bonheur tranquille d’une famille.

Extrait
« Tout ce passé qui vient vous déchirer comme un animal affamé, qui s’accroche à ce qui a encore de la santé pour en dévorer les vertus ! Et pourtant, en d’autres temps, nous avons été heureux, vous savez.
En ce temps-là, papa m’imprégnait du quotidien, y glissant sans résister, plutôt heureux, alors que maman m’enjoignait de me dédier aux principes. Et David nous ensoleillait.
David fut un oiseau. Défendait-il la paix, c’était une fleur blanche dans les cheveux, lui à qui rien ne résistait et qui ne connaissait l’amertume des défaites ni la haine qu’elles génèrent. David défendait la liberté et l’amour car il a toujours choisi le meilleur, rien de moins. Il volait au-dessus de la complexité des êtres et des choses, dédaignant les zones troubles de la bête humaine. Moi, je ne revendiquais jamais dans la rue et chaque matin je me levais, lesté du poids des souffrances des vivants, si souverainement anodin à nourrir les oiseaux et le chapeau des bélîtres. Et pourtant je sais que, comme moi, il se pliait mal à la réalité. »








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