Roland Chollet


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Directeur de recherches au C.N.R.S., ROLAND CHOLLET a publié La Comédie humaine, Les Cent Contes drolatiques, le Théâtre et quelques romans de jeunesse de Balzac (Rencontre ou Cercle du Bibliophile, 1958-1968, 37 vol.) ; il a notamment donné des éditions critiques des Cent Contes drolatiques (Bibliophiles de l’Originale, 1969), d’Illusions perdues (« Bibliothèque de la Pléiade », 1977), des Œuvres diverses de Balzac (« Bibliothèque de la Pléiade », 2 vol. parus, 1990 et 1996), de La Comédie du diable (Lume, 2005). Auteur de très nombreux articles de revues (« À travers les premiers manuscrits de Balzac », Genesis, 1997 ; « Sténie, la Touraine inventée », « Raffaele de Cesare, un demi-siècle d’amitié franco-italienne sous le signe de Balzac », L’Année balzacienne 2003 et 2009, etc.), de Balzac journaliste. Le tournant de 1830 (Klincksieck, 1983), il a dirigé un ouvrage collectif sur Balzac et l’Italie, lectures croisées (Paris- Musées/Des cendres, 2003), et collaboré à d’importants catalogues d’exposition (L’Artiste selon Balzac, Maison de Balzac, 1999 ; Le Balzac de Rodin, Musée Rodin, 1998).



Roland Chollet et Stéphane Vachon, À l’écoute du jeune Balzac. L’écho des premières œuvres publiées (1822-1829), textes présentés par Roland Chollet avec la collaboration de Stéphane Vachon, réunis et annotés par Stéphane Vachon avec la collaboration de Roland Chollet, coédition avec les Presses Universitaires de Vincennes, collection « Réflexion », août 2012, 688 p., 60 $. ISBN : 978-2-923844-39-8 (édition papier) • 978-2-923844-40-4 (édition numérique) • 978-2-923844-84-8 (édition ePub).

Le « jeune Balzac », celui que l’on appelle parfois de façon commode « Balzac avant Balzac », est une fiction en quête d’auteur, et l’on est tenté de se demander si ce Balzac a jamais existé. En 1819, au sortir de l’adolescence, il n’est qu’un petit clerc d’avoué, en rupture de basoche, qui prend acte de deux fatalités modernes incontestablement révolutionnaires : le roi est mort, notre âme n’est plus immortelle. Ce seront les thèmes de ses deux premières œuvres (Cromwell et le Discours sur l’immortalité de l’âme). L’ambition du débutant s’érige sur ce vide prometteur. Comment le « jeune Balzac », dépassant ce solipsisme initial, en est-il venu à écrire Le Dernier Chouan, prélude à La Comédie humaine ? Nous avons réuni tous les documents susceptibles d’éclairer cette improbable et tardive mutation qui demanda dix ans.
Ces années cruciales, détaillées ici, ne forment pas, dans la carrière de Balzac, une séquence régie par les contraintes chronologiques d’un avant et d’un après. Ceci est important. Nous n’avons pas affaire à une « tranche de vie », à un « épisode » biographique, au récit d’une crise morale, mais à un drame dans un drame — drame humain et littéraire au sein du drame historique et social —, à un récit concentrique délimité par deux dates. La première est la mort de Louis XVI ; la seconde, en 1829, la mort du père de Balzac, qui coïncide avec la publication du Dernier Chouan et avec l’adoption par Honoré de son patronyme, solennel avènement d’un nouveau règne balzacien.








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