Esther Croft


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Esther Croft vit à Québec où elle a dirigé des ateliers d’écriture durant une trentaine d’années. Elle a publié cinq recueils de nouvelles et un roman, De belles paroles (2002), qui a remporté le prix des lecteurs France-Québec. En 2006, elle recevait le Prix à la création artistique du CALQ pour la région de Québec. Son recueil de nouvelles Le reste du temps (2007) lui a valu, pour la seconde fois, le prix Adrienne-Choquette ainsi que le Prix de création littéraire de la Ville de Québec et du SILQ. Enfin, elle a été lauréate en 2011 du Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL, catégorie « Nouvelles », pour son recueil Les rendez-vous manqués.



Esther Croft, L’ombre d’un doute, nouvelles, collection « Réverbération », septembre 2013, 126 p., 22 $. ISBN : 978-2-924186-26-8 (édition papier) • 978-2-924186-27-5 (édition numérique PDF).

« Depuis plusieurs mois, il le savait, mais d’un savoir qui ne l’atteignait pas vraiment. Il avait été informé de la chose, il avait encaissé l’événement, l’avait accepté même, mais la chose semblait s’être installée pour de bon à l’extérieur de lui. Et voilà que devant le lit désert, il comprend ce qu’il ne voulait pas comprendre : il ne peut plus reculer. Dans huit semaines exactement, si tout se passe bien, il y aura un nourrisson dessous les couvertures. Et lui, le père légitime, il en sera responsable jusqu’à la fin des temps. » (« Devenir père »)

La grande nouvellière Esther Croft nous revient avec un recueil de dix textes où autant de personnages sont aux prises avec cet état d’esprit très troublant, le doute. Au cours des récits, divers thèmes sont abordés, dont la paternité, l’enfance, l’euthanasie, la pédophilie et les relations de couple. Encore une fois, Esther Croft offre aux lecteurs une littérature d’une très grande qualité.

« Cette femme est une puissante psychanalyste, mais c’est d’abord en écrivant qu’elle parvient à dénouer certains nœuds de la psyché qui, autrement, resteraient inextricables par les seules voies de la rationalité. » (Jean Désy, Nuit blanche)



Esther Croft, Les rendez-vous manqués, nouvelles, collection « Réverbération », octobre 2010, 104 p., 18 $, ISBN : 978-2-923844-03-9 (édition papier) • 978-2-92384415-2 (édition numérique) • 978-2-923844-25-1 (édition ePub).

Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL 2011 (catégorie nouvelle)
Association québécoise des professeurs de français
Association nationale des éditeurs de livres


Un regard percutant

Esther Croft nous offre des moments de lecture inoubliables avec ce recueil de nouvelles où elle scrute l’âme des êtres humains. L’univers que Croft partage avec ses lecteurs n’est pas gentil, douillet, confortable : c’est celui de la blessure, celle que nous avons tous quelque part en nous-mêmes.
Un regard percutant sur la réalité du monde, des relations humaines et, comme toujours, une écriture juste et épurée qui atteint toujours sa cible : le cœur.

Extrait
« Aujourd’hui, c’est Valérie. Valérie Bordeleau qui lance son deuxième roman. Tout juste trente ans et son nom circule déjà plus souvent qu’à son tour dans la presse culturelle et la bouche des libraires. Son premier livre avait reçu une reconnaissance immédiate, il y a deux ans à peine. Dès sa parution, on avait parlé d’une voix singulière, étonnamment affirmée et d’une lucidité douce-amère qui sait ne rien vous épargner de la réalité. C’est tout ce que Mélissa peut en dire. Parce que ce livre-là, elle n’a pas pu le parcourir au delà du troisième paragraphe. Dès les premières lignes, elle a été secouée par la beauté de la langue, par la pure intensité de l’émotion. Tout lui paraissait juste. Trop juste. Et rapidement, elle s’était rendu compte qu’elle ne pourrait à la fois porter le poids des mots et celui de sa propre médiocrité. »



Esther Croft, Tu ne mourras pas, nouvelles, collection « Prise deux », octobre 2010, 112 p., 12 $, ISBN: 978-2-923844-04-6 (édition papier) • 978-2-923844-16-9 (édition numérique).

Dans la cour des grands
Avec Tu ne mourras pas, Esther Croft fait la preuve, encore une fois, qu’elle fréquente la société des grands auteurs.


En 1998, à la parution du troisième recueil de nouvelles d’Esther Croft, Tu ne mourras pas, deux critiques littéraires importants viennent confirmer le talent de la nouvellière : « On connaît pour avoir lu ses deux recueils précédents, La mémoire à deux faces et Au commencement était le froid, le talent de nouvelliste d’Esther Croft. » (Gilles Marcotte, L’actualité, 1998) ; « Le troisième recueil de nouvelles d’Esther Croft vient confirmer le grand talent de cette écrivaine à la voix unique, forte, courageuse. […] On retrouve dans ce recueil la précision de l’écriture, une écriture tranchante comme un scalpel, qui ouvre le ventre, qui va droit au coeur des choses pour étaler au grand jour l’inavouable douleur, la haine, la passion de vivre aussi. » (Maurice Émond, Québec français, 1998) En 2010, Michel Lord confirme lui aussi, dans sa préface, le talent de Croft : « Au bout du compte […], et après moult détours discursifs et déchirements de la conscience, c’est la compassion — qui cherche à transmuer la violence en paix retrouvée, la haine en amour —, qui nourrit Tu ne mourras pas, troisième recueil d’Esther Croft. Ce magnifique ouvrage — qui aurait fort bien pu faire partie des ouvrages en lice pour le Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada 1998 — confirme l’immense talent de nouvellière de Croft, après La mémoire à deux faces (1988) et Au commencement était le froid (1993). »

Ce recueil d’Esther Croft n’est pas seulement une question de vie ou de mort, il est aussi une main tendue à la fraternité, à la solidarité humaine.








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