Daniel Castillo Durante


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D’origine argentine, Daniel Castillo Durante a publié six essais, cinq romans et deux recueils de nouvelles. Il a été lauréat du prix Victor-Barbeau 1995 de l’Académie des lettres du Québec (Du stéréotype à la littérature, essai), du prix littéraire Le Droit 1999 (Les foires du Pacifique, roman), du prix Trillium 2007 (La passion des nomades, roman) et finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada 2012 (Le silence obscène des miroirs, roman). Il est membre de la Société royale du Canada.







Daniel Castillo Durante, Les foires du Pacifique ou Les péripéties d’un guide expulsé du marché, collection « Prise deux » (réédition en format compact), 250 p., 24 $. ISBN : 978-2-89763-014-0 (édition papier) • 978-2-89763-015-7 (édi- tion numérique PDF).

Prix littéraire Le Droit 1999

Tanguy malgré lui, Marco quitte la maison où il habite avec sa mère pour rendre visite à son père, artiste peintre installé dans un penthouse du centre-ville de Lima, capitale du Pérou. Accompagné de son amie Isolina, il profite d’une sortie au cinéma de ce dernier pour organiser une petite soirée galante. Surpris en flagrant délit par sa belle-mère, le jeune homme doit quitter les lieux toute honte bue. Cette mésaventure, somme toute banale, est à l’origine du déracinement qui poussera le personnage principal du roman à entraîner le lecteur dans les labyrinthes d’un pays ayant troqué l’or des Incas contre les mirages d’une mondialisation menée tambour battant par les multinationales. Expulsé du marché, Marco se verra obligé de rejoindre à son tour le troupeau de tous ceux qui en Amérique dite « latine » ont l’avenir derrière eux.



Daniel Castillo Durante, Étrangers de A à Z, microrécits, collection « Réverbération », février 2016, 132 p., 24 $. ISBN : 978-2-89763-004-1 (édition papier) • 978-2-89763-005-8 (édition numérique PDF).

« Il était Albanais et elle venait de Zambie. Leur rencontre avait eu lieu dans un bureau gris perle (le mot “perle” aurait pu être retiré afin de mieux rendre compte de leur situation précaire) de la préfecture de Paris. À la blague, ils se disaient “étrangers de A à Z”. L’humour accompagna leur modeste séjour dans une chambre de bonne du XVIe arrondissement de la capitale française jusqu’au jour où un plombier polonais appelé d’urgence par leur propriétaire russe suite à un refoulement d’égout demanda l’accès aux toilettes mansardées où faisait ses ablutions matinales l’immigrée née à Lusaka. »

Daniel Castillo Durante nous propose soixante-trois microrécits sur le thème de l’étranger. Aussi solitaire soit-il, l’étranger porte en lui tous les visages de l’humain : les meilleurs et les pires. Dans un monde tiraillé entre un consumérisme de plus en plus exacerbé d’un côté et la violence de l’autre, les personnages de ce livre nous révèlent un rapport à l’autre et à soi-même qui tourne le dos aux stéréotypes et à l’exotisme en noir et blanc qui alimentent les médias de nos sociétés obsédées par la menace terroriste. Depuis l’immigrant qui cherche dans son pays d’accueil les mots de passe sans lesquels ses efforts d’intégration risquent de s’avérer inutiles, jusqu’à celui qui s’expatrie pour des motifs fiscaux, l’étranger nous apparaît dès lors comme un miroir dans lequel se révèle le côté obscur de notre propre désir.



Daniel Castillo Durante, Ce feu si lent de l’exil, roman, collection « Prise deux » (réédition en format compact), décembre 2015, 276 p., 18 $. ISBN : 978-2-924186-98-5 (édition papier) • 978-2-924186-99-2 (édition numérique).

« Pourquoi suis-je restée avec lui ? Pourquoi ne pas l’avoir chassé de chez moi avant qu’il ne fût trop tard ? […] Pourquoi avoir accepté de venir avec lui dans ce pays où les gens fonctionnent avec des radars que rien dans ma culture ne me permet de détecter ? »

Nés au Québec, Frédéric et Catherine résident à Paris où ils vivent une relation passionnée mais houleuse. Or, voilà que l’offre inattendue d’un emploi bien rémunéré de la part d’un riche cousin dont l’entreprise se trouve à Buenos Aires vient tout chambouler. Sans connaître la nature exacte du travail qui attend Frédéric, le couple part s’installer dans la capitale de l’Argentine, un pays où la violence sociale mettra leur amour à rude épreuve. Qu’est-ce qui pousse un homme à chercher compulsivement à saboter sa relation amoureuse, comme si l’idée de perdre l’être aimé et de le reconquérir constituait la part la plus excitante de l’amour ?



Daniel Castillo Durante, Un café dans le Sud, roman, collection « Prise deux » (réédition en format compact), juin 2015, 312 p., 18 $. ISBN : 978-2-924186-70-1 (édition papier) • 978-2-924186-71-8 (édition numérique).

Prix de la Société des écrivains francophones d’Amérique 2008

Forcé de quitter Montréal pour se rendre à Buenos Aires où est mort son père, Paul apprend qu’il hérite d’une somme d’argent et que pour la récupérer, il faut prendre la route en direction de San Miguel de Tucumán, une ville perdue au nord-ouest de l’Argentine. Sur place, il découvre que son héritage est d’une tout autre nature que ce qu’il avait souhaité. La quête du butin semé d’embûches et les retrouvailles posthumes avec ce père caché derrière un Sud lointain obligeront Paul à ouvrir les yeux sur lui-même. Dans ce vaste pays où seules les croix ont le droit de séjourner en paix, il devra se déprendre de sa cupidité afin de comprendre ce qu’hériter veut dire.



Daniel Castillo Durante, Fuir avec le feu, nouvelles, collection « Réverbération », septembre 2014, 168 p., 24 $. ISBN : 978-2-924186-46-6 (édition papier) • 978-2-924186-47-3 (édition numérique).

Le feu fascine et effraie tout à la fois. Il est à l’origine de l’éveil de la raison nous ayant permis de prendre en main notre destin planétaire. Or le feu, cet élément qui consume ce qu’il touche, ne laisse que des cendres derrière lui. Mais peut-on aimer sans feu ? Peut-on communiquer sans feu ? Peut-on seulement vivre sans feu ? C’est le paradoxe auquel sont confrontés les personnages de Fuir avec le feu, qui remettent en question nos idées reçues, nos stéréotypes et tous ces clichés fournis par nos sociétés de consommation afin de nous faire croire qu’il nous sera possible d’échapper au feu qui, tel un dernier crépuscule, nous attend au bout du voyage. Inceste, héritage perdu, enfants privés de leur mère, meurtres, arnaques, ruptures, que l’on soit à Montréal, au Panamá, dans une pourvoirie du nord du Québec, dans l’Outaouais, au Mexique, au Costa Rica, à Lima, à Manille, à Bali, à Montevideo, à Buenos Aires ou à Toronto, le feu ravage tout sur son passage.



Daniel Castillo Durante, La passion des nomades, roman, collection « Prise deux » (réédition en format compact), septembre 2014, 228 p., 15 $. ISBN : 978-2-924186-56-5 (édition papier) • 978-2-924186-57-2 (édition numérique).

Prix Trillium 2007

Gabriel Olmos quitte Buenos Aires pour se rendre au Québec où son père vient d’être assassiné de trois balles dans le dos. Coureur de jupons, danseur de tango et diplomate tout à la fois, ce dernier n’avait jamais montré beaucoup d’attachement pour un fils perçu comme un éternel rebelle. Depuis son enfance, celui-ci entend les paroles fielleuses de sa mère : « Celui qui par dérision t’a donné un nom d’archange, Gabriel, voulait que toi et moi on crève comme des rats, m’entends-tu ? voilà la vérité. »

Une fois à Montréal, le jeune homme découvrira le vrai portrait de son père en rencontrant Ana Stein, la dernière maîtresse du consul. Paradoxalement, c’est grâce à elle qu’il lui sera enfin possible de communiquer avec le défunt. Ce roman, intense et mélancolique, révèle ainsi la mort comme seul espace de rencontre possible entre le père et le fils.



Daniel Castillo Durante, Le silence obscène des miroirs, roman, collection « Réverbération », novembre 2011, 262 p., 27 $, ISBN : 978-2-923844-76-3 (édition papier) • 978-2-923844-77-0 (édition numérique).

Finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada 2012

À la recherche d’une identité

Jean-Marie Castel quitte Montréal pour l’Argentine afin de porter secours à une ancienne maîtresse en danger, et, par la même occasion, donner un nouveau départ à sa carrière de photographe. Un matin, à Tucumán, une fille d’une grande beauté sonne à la porte de la maison qu’il a louée pour lui demander de la prendre en photo et… il reçoit un coup de lapin sur la nuque. Black-out. Est-ce l’intrigue de la dernière fiction non publiée du grand écrivain argentin Jorge Luis Borges, Le silence obscène des miroirs, ou la réalité, cette histoire où le héros est à la recherche de son identité et dont l’adieu à la frontière sera peut-être le seul « pays » possible ? Flirtant avec le thriller, le roman de Castillo Durante nous fait découvrir de l’intérieur un pays culturellement riche, mais « barbare », aussi, dans son histoire récente.

Extrait
« Ce qu’il avait vécu en chair et en os dans cette maison à flanc de colline dans une province reculée de l’Argentine ne serait donc qu’une intrigue romanesque imaginée par un écrivain aveugle mort à Genève le 14 juin 1986 ? Une histoire signée Borges qui, en circulant librement sur le Web, deviendrait ainsi une sorte de matrice dont n’importe qui pouvait se prévaloir pour mettre en scène des scénarios de vengeance ? C’était absurde, impossible de croire à un détournement aussi cruel de la fiction. Du coup, il s’était mis à considérer son interlocutrice d’un regard moins complaisant. Pourtant, tout chez elle inspirait la confiance, à commencer par ce ton posé, serein avec lequel elle parlait de l’écrivain argentin dont les fictions avaient fait le tour de la terre. »








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