Danielle Dussault


Par titre | Par auteur | Réverbération | Réflexion | Prise deux | Carnets d’écrivains | Recherche

L’écrivaine et musicienne Danielle Dussault a publié deux recueils de nouvelles et un de poésie, trois récits et trois romans. Elle a remporté plusieurs prix dont le Prix littéraire Desjardins 1994 pour son recueil de nouvelles L’alcool froid et le prix Alfred-DesRochers 2003 pour son récit L’imaginaire de l’eau. Elle a obtenu la mention d’honneur du prix Robert-Cliche 1999 pour son roman Camille ou la fibre de l’amiante. Son livre précédent, La partition de Suzanne (roman), a paru chez Lévesque éditeur en 2012.




Dussault, Danielle, Anderson’s Inn, roman, collection « Réverbération », novembre 2014, 128 p., 23 $. ISBN : 978-2-924186-52-7 (édition papier) • 978-2-924186-53-4 (édition numérique).

À son retour de la guerre du Viêtnam en 1967, William Anderson se voit confier la charge de l’auberge de son père située sur une île de la côte de la Nouvelle- Angleterre. Ce père sévère, un ex-officier haut gradé de la marine étatsunienne, « ombre pesante et lourde, impossible à supporter », l’a éduqué de façon brutale.

Alors que William et ses compagnons sont réunis autour de la tombe d’un camarade de guerre mort de façon violente, apparaît un personnage surgi de nulle part, Eva. Le jeune homme apprend que cette femme, qui bouleversera sa vie après avoir provoqué un séisme dans celle de ses parents, a peint le tableau qu’il vient de trouver dans une des pièces de l’auberge : le portrait de sa mère réalisé peu de temps avant que celle-ci ne meure. Cette toile met le fils sur la voie d’un passé jusqu’alors méconnu qui lui fera découvrir le vrai visage et la réelle identité de Marianne Anderson.

Dans un décor insulaire où la mouvance de la mer accompagne la lente résolution des énigmes, la résilience constitue la thématique centrale du nouveau roman de Danielle Dussault.



Danielle Dussault, La partition de Suzanne, roman, collection « Réverbération », septembre 2012, 138 p., 23 $. ISBN : 978-2-923844-22-0 (édition papier) • 978-2-923844-23-7 (édition numérique).

La mort mystérieuse de Suzanne survient un soir de Noël après la messe de minuit. Sur les lieux de l’accident, quelqu’un subtilise une partition de musique, laquelle reliera les personnages dans un parcours kaléidoscopique où sont abordés les thèmes de la délivrance et de la rédemption. La toile de fond de cette histoire : la musique et le chant traditionnel Minuit, chrétiens, source d’inspiration et leitmotiv qui traversent le roman.

Extrait
« Quand j’avais douze ans, j’ai voulu me tuer, mais j’ai raté mon coup. La rivière coulait, abondante, tout près de la carrière où les filles de ma rue allaient chanter. Nous courions dans l’ombre des arbres et nous dansions comme des enfants qui aimaient la vie et la voulaient entière.

Sur le bord de la rivière, nous inventions d’interminables spectacles de chants faits d’espoir. Les filles interprétaient des airs connus qui me faisaient rire. Elles tournoyaient sur elles-mêmes, le visage tendu vers l’inaccessible amour dont elles rêvaient toutes : l’impossible amour. Elles tonitruaient des airs de Donizetti et ceux, plus légers, de Mozart, en portant des jupes empruntées à leurs mères, se pâmant dans la répétition linéaire des drames que vivent les femmes. Certaines s’esclaffaient au bout de quelques secondes, incapables de supporter le simulacre. »








Site optimisé pour Safari 5.0, Firefox 5.0 et Explorer 9.0. Également optimisé pour une résolution de 1680 par 1050.