Errances


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Sergio Kokis, Errances, roman, collection « Prise deux », février 2011, 482 p., 20 $, ISBN: 978-2-923844-48-0 (édition papier) • 978-2-923844-49-7 (édition numérique).

Un retour aux sources difficile

Boris Nikto, poète brésilien exilé vivant en RDA, assiste à une soirée à la maison des écrivains de Berlin-Est où il apprend du consul la nouvelle amnistie : le gouvernement a changé, les militaires retournent dans leurs casernes et bientôt, il y aura des élections libres. Le consul invite Boris à rentrer au pays. Après vingtans d’exil, le retour à Rio est cependant difficile : la situation au Brésil est loin de s’être améliorée, les militaires le recherchent pour le liquider et des amis retrouvés l’aident à fuir encore une fois sa patrie.
Un roman captivant avec des réflexions métaphysiques très pertinentes sur la création artistique : art poétique et art pictural.

Extrait
« Avril 1964. Le jeune lieutenant Boris Nikto, étudiant en mathématiques à l’université et militant communiste, est en fuite. Il est dans un petit autobus en compagnie de trois de ses camarades gradés et de sept soldats. Le capitaine est blessé à la jambe, mais ne saigne plus ; le pansement qu’on lui a fait il y a quelques heures a suffi. Ils se sont dépouillés de leurs uniformes depuis longtemps et portent des vêtements civils dépareillés, trouvés au hasard de la fuite. Les armes et les munitions sont cachées sous les banquettes. Ils roulent depuis des heures, depuis le début de la soirée, et le soleil est déjà bien haut dans le ciel. La chaleur est accablante mais ils ne peuvent pas s’arrêter. […] Si l’on se fie aux nouvelles qui filtrent par la radio entre deux marches militaires, le coup d’État est couronné de succès. »

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-quatre livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses œuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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