Pierre-Louis Gagnon


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Né à Québec, Pierre-Louis Gagnon a fait carrière dans l’administration publique québécoise. En 2012, il a publié son premier roman, Le testament de Maïakovski, chez Lévesque éditeur.




Gagnon, Pierre-Louis, Le scandale de la tour byzantine, roman, collection « Réverbération », novembre 2014, 222 p., 25 $. ISBN : 978-2-924186-64-0 (édition papier) • 978-2-924186-65-7 (édition numérique).

Incarcéré à Cadix pendant la guerre civile espagnole alors qu’il œuvre pour la Croix-Rouge auprès des républicains, Serge Régnier est finalement libéré et quitte la péninsule ibérique dans des conditions difficiles.

Jeune homosexuel aux amours contrariées, il rentre chez lui à Québec au cours de l’année 1937. Il retrouve son pays en pleine ébullition : adoption de la loi du cadenas par laquelle Maurice Duplessis veut « protéger » la province contre la propagande communiste, omniprésence de l’Église catholique et montée de l’antisémitisme que promeut le parti fasciste d’Adrien Arcand.

Correspondant parlementaire au Devoir, puis reporter au quotidien Le Soleil, Serge se voit confronté à un scandale majeur qui menace sa famille. Son père, professeur de droit à l’Université Laval, et son oncle, missionnaire catholique en Angola, sont alors projetés sous les feux de la rampe à la suite de scabreuses révélations qui feront éclater de douloureux secrets.

Ce roman plein de suspense, dont l’action se déroule au cours de l’effervescente période des années d’avant-guerre, avec en toile de fond l’affrontement des services secrets de la Grande-Bretagne et de la Russie soviétique, flirte indéniablement avec le thriller politique.



Pierre-Louis Gagnon, Le testament de Maïakovski, roman, collection « Réverbération », octobre 2012, 264 p., 27 $. ISBN : 978-2-924186-00-8 (édition papier) • 978-2-924186-01-5 (édition numérique).

Sous l’influence du poète Vladimir Maïakovski, un jeune idéaliste de Québec, Serge Régnier, rêve de refaire le monde. Au début des années 1930, il se rend dans la capitale soviétique pour travailler au journal Les Nouvelles de Moscou. Cette expérience lui fait découvrir diverses facettes de la société russe jusqu’à ce que des événements hors de son contrôle l’obligent à fuir l’URSS par une route inusitée.

De retour au Québec, il collabore à l’élection de Paul Gouin, le chef de l’Action libérale nationale, avant de s’engager avec Norman Bethune auprès des républicains espagnols. Au cours de ce second périple, Serge comprend que les hommes de Moscou ne l’ont oublié ni à Montréal, ni à Paris, ni à Barcelone et que son ardoise soviétique est toujours en souffrance.

Extrait
« Fils d’un père canadien-français et d’une mère russe immigrée à Québec au début du siècle, [Serge Régnier] était fasciné par la révolution bolchevique. En dépit des récits contradictoires véhiculés sur la Russie, il avait choisi le parti des travailleurs, déterminé à changer les choses. Les villes de Montréal et de Québec n’avaient pas échappé à la crise économique qui avait laminé l’Amérique. “Les travailleurs ne peuvent que se tourner vers Moscou et rejeter le capitalisme”, pensaient Régnier et ses camarades. Cette crise représentait à leurs yeux l’occasion de secouer l’inertie des ouvriers, peu ouverts aux idéaux communistes. »








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