L’art du maquillage


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Sergio Kokis, L’art du maquillage, roman, collection « Prise deux », avril 2011, 366 p.,18 $, ISBN : 978-2-923844-57-2 (édition papier) • 978-2-923844-58-9 (édition numérique) • 978-2-923844-59-6 (édition ePub).

Grand Prix des lectrices de Elle Québec 1998.

L’art du maquillage
Dissimulation, masque, fuite, tricherie, séduction, apparence


« On peut tricher, mais certaines tricheries sont dangereuses. » (Sergio Kokis) Max Willem, talentueux jeune peintre figuratif montréalais, passionné d’anatomie, nage à contre-courant de la tendance dominante au tournant des années soixante-dix : l’art abstrait. Le besoin d’argent, entre autres pour financer son séjour dans une école newyorkaise, l’amène à faire ses premiers faux qu’il vend avec succès, des Marc-Aurèle Fortin et des René Richard. Par la suite, il exécutera toute une série de Egon Schiele. Recruté par le méphistophélique Sammy Rosenberg, collectionneur de tableaux et patron d’une « entreprise » de contrefaçon aux ramifications internationales, Max part s’installer à Anvers — espérant amasser assez d’argent pour enfin, un jour, faire sa propre peinture — où il travaille avec maître Guderius et devient un faussaire de haut calibre. Toutefois, il ne tarde pas à réaliser qu’il a mis le doigt dans un engrenage dont il aura peine à s’extirper. « Pourquoi ne me suis-je pas méfié ? Cette question ne cesse de me hanter depuis que j’ai tout découvert. »

Extrait
« J’ai amplement le temps de réfléchir, mais je ne sais pas par où commencer. Son conseil de continuer à copier les maîtres anciens, à la recherche de leur secret englouti, ne m’est d’aucun secours. J’évite même de regarder les reproductions dans les livres d’art, car j’ai peur de me perdre davantage. De toute façon, je peux imiter à merveille et sans aucun effort les maîtres que j’admire. Mon problème serait plutôt celui de me retrouver moi-même, le Max Willem d’autrefois, celui du temps d’avant les contrefaçons et les mensonges. »

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-quatre livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses œuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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