Le fou de Bosch


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Sergio Kokis, Le fou de Bosch, roman, collection « Prise deux », mai 2012, 250 p., 16 $, ISBN : 978-2-923844-96-1 (édition papier) • 978-2-923844-97-8 (édition numérique).

Extrait
« Avec une grande pudeur, en voulant que tout cela ne fût qu’une simple illusion, Steiner revint au début du livre pour le regarder respectueusement. Hélas ! il ne se trompait pas. Jérôme Bosch l’avait bel et bien choisi […] pour représenter la figure du Christ sur tous ses mystérieux tableaux. Impossible de continuer à en douter, car non seulement Steiner ressemblait trop au Christ, mais dès les premières images il reconnaissait aussi des gens de son entourage. […] Et ça continuait, image après image, avec la présence révélatrice de gens qu’il avait rencontrés autrefois […]. Ils y étaient tous, tels que Steiner les avait connus et gardés dans sa mémoire, comme si l’oeuvre de ce peintre se voulait un procédé mnémonique fantastique de sa propre existence. […] Même madame Arsenault, sa lubrique concierge, dont les chairs abondantes étaient en train de se faire enfourcher par des démons lascifs et des monstres débauchés. »

La critique
« Dans Le fou de Bosch, Kokis le psychologue s’immisce dans la tête d’un bibliothécaire paranoïaque qui s’imagine traqué par des espions imaginaires. À travers la quête démentielle de ce héros qui se croit représenté dans les tableaux de Jérôme Bosch, Kokis nous révèle peu à peu les événements qui ont construit la folie du personnage. À un rythme parfois déferlant, comme le sont les pensées d’un fou, il dresse un portrait qui donne le vertige. »
Sylvie Saint-Jacques, La Presse

« Le fou de Bosch apparaît comme un nouveau sommet, ou plus précisément un tableau de grand maître. Chapeau ! »
Stanley Péan, Le Libraire

« Réquisitoire pour une paranoïa salvatrice ? Le fou de Bosch reste en tête si bien que, des mois après sa lecture, on continue d’espérer ne jamais rencontrer cet ogre, que ce soit dans le parc Lafontaine ou autour de l’ancienne bibliothèque, rue Sherbrooke. »
Michel Vézina, Ici

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-trois livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses oeuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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