Le magicien


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Sergio Kokis, Le magicien, roman, collection « Prise deux », novembre 2012, 322 p., 17 $. ISBN : 978-2-924186-04-6 (édition papier) • 978-2-924186-05-3 (édition numérique).

Prix Québec-Mexique 2003.

« Asunción, Paraguay, début février 1989. La bataille dure depuis deux jours déjà, avec des dizaines de morts parmi la soldatesque de bas rang. Si le dictateur ne se rend pas de bon gré, il faudra détruire le palais présidentiel, et ce n’est pas ce qui avait été convenu. Alfredo Stroessner est parfaitement au courant de la façon dont tout devait se passer ; l’ambassadeur américain et la haute direction du parti Colorado aussi étaient d’accord. Il sait pourtant que son avenir est scellé, qu’il faut faire de la place au sang neuf et assurer ainsi son propre exil paisible sous la protection des militaires brésiliens. Il s’agit donc de sauver sa propre peau et celle de sa famille, et de s’assurer l’impunité ; mais, surtout, de s’assurer que son incalculable fortune ne fera jamais l’objet d’aucun litige auprès des banques internationales. Que veut-il de plus à soixante-seize ans, après avoir battu le record de longévité dictatoriale, et avec un cancer qui lui ronge les entrailles ? Tout restera pour ainsi dire dans la famille, car le général choisi par Washington pour lui succéder, Andrés Rodriguez, son chef d’état-major et commandant de plusieurs divisions, est son compère. »

« Comment ne pas être emporté par le souffle et la force de l’écriture, la célébration des sens et de l’esprit de cette oeuvre ? » (Suzanne Giguère, La Presse)

« Roman passionnant qui se confond avec la réalité, Le magicien raconte l’histoire “d’un cirque armé et en état de siège”, avec à sa tête le président Alfredo Stroessner, magicien hors pair. Car il n’y a pas plus magicien que celui qui réussit à tuer les gens avant qu’ils ne s’en rendent compte. » (Julie Sergent, Voir)

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-trois livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses oeuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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