Le maître de jeu


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Sergio Kokis, Le maître de jeu, roman, collection « Prise deux », mai 2011, 292 p.,16 $, ISBN : 978-2-923844-60-2 (édition papier) • 978-2-923844-61-9 (édition numérique).

Scotch, thé, cornichons, cigarettes et Dieu
Dans ce roman-essai, Sergio Kokis traite avec un humour grinçant un sujet grave où la souffrance humaine est parfois exposée jusqu’à la limite du supportable.


Comment réagiriez-vous si vous rencontriez le Tout-Puissant incarné ? C’est le surprenant destin d’Ivan Serov, jeune théologien sceptique qui, à plusieurs reprises, reçoit chez lui Dieu en personne pour de nocturnes échanges enfumés — agrémentés de scotch, thé et cornichons — portant sur des questions d’ordre éthique, moral… existentiel. « […] Le maître de jeu jongle, de façon tout à la fois sérieuse et merveilleusement irrévérencieuse, aussi bien avec la Bible et les textes de philosophie antique et moderne qu’avec diverses sources littéraires parmi lesquelles l’oeuvre romanesque de Dostoïevski tient une place de choix. » Eva Le Grand, Spirale.

Extrait
« Bien, j’étais en train de créer le monde. C’est ça. J’avais donc la fantaisie d’avoir à ma disposition une sorte de théâtre qui se déroulerait sans mon intervention, et où j’aurais le loisir de m’immiscer comme une simple créature, pour m’amuser, déguisé en objet de la contingence. Ça me changerait de l’éternité. Quelque chose comme une gigantesque fourmilière que je ne me lasserais pas de regarder, dans laquelle je ne me lasserais pas de me plonger, car elle ne serait pas prévisible. Voilà la difficulté : l’imprévisibilité, la nouveauté. Il faudrait que je la crée, cette réalité, mais qu’elle puisse me ravir lorsque je la découvrirais chaque jour […]. Ceci constitue l’essence du jeu : on connaît les règles, on sait comment jouer, mais on ne s’en lasse pas, car les règles ne déterminent pas absolument ni les pièces ni le mouvement singulier de chaque pièce. »

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-quatre livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses œuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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