Stéphane Ledien


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Stéphane Ledien écrit des nouvelles et des romans fortement
« teintés de noir ». Il a notamment signé Bleu tout-puissant (2014) et Sur ses gardes (2015), premier volume, salué par la critique, d'un cycle intitulé Les phalanges d'Eddy Barcot. Journaliste dans la région de Québec, chroniqueur cinéma et coach d'écriture, il est aussi spécialiste des romans policiers français et québécois. Il donne des conférences sur le sujet et y consacre une thèse de doctorat à l'Université Laval, où il enseigne parfois la création littéraire.




Stéphane Ledien, Des trains y passent encore, nouvelles, collection « Réverbération », août 2017, 108 p., 22 $. ISBN : 978-2-89763-042-3 (édition papier) • 978-2-89763-043-0 (édition numérique PDF).

Émerveillé par le géant de fer qui, depuis plus de cent ans, se dresse à l'ouest de Québec et surplombe la vallée de la rivière du Cap-Rouge, Stéphane Ledien s'est laissé transporter dans le temps pour imaginer douze histoires suscitant le mystère, la magie, l'amour des voyages et la nostalgie. Çà et là parées d'accents de conte, de légende et de roman noir, ces nouvelles ravivent, pour certaines, les souvenirs d'un passé enchanté, où l'on s'ébahissait de la découverte de contrées différentes et du passage d'un train dans la nuit. D'autres, au contraire, racontent le vertige et la désillusion du monde, à petite ou grande échelle. Périple à travers les époques et les lieux de conquête, ce recueil trace les vies, les destinées de différents protagonistes autour d'un thème principal, à la fois motif architectural récurrent, personnage gigantesque et monumentale toile de fond : le Tracel de Cap-Rouge. Partie intégrante d'un segment qui relie Moncton à Winnipeg, cet étonnant pont ferroviaire, reconnu Site historique national de génie civil, figure parmi les plus longs et les plus élevés au monde. Il a inspiré à l'auteur de courtes fictions émouvantes, étranges ou... inquiétantes, sises au cœur d'un petit coin de pays devenu univers à part entière — territoire d'actions et d'évocations où temps et rêverie peuvent être suspendus au Paris de la Belle Époque, à des histoires de feu de camp ou à la beauté des couleurs de l'automne.



Stéphane Ledien, Bleu tout-puissant, roman, collection « Réverbération », mars 2014, 216 p., 25 $. ISBN : 978-2-924186-50-3 (édition papier) • 978-2-924186-51-0 (édition numérique).

« — C’est tout vu, j’ai dit. Je pars, c’est mon droit. Et je vais me consacrer à la musique blues. Je veux vivre blues, dormir blues, manger blues, et même… »

Il a le blues, Gaspard, dans son bureau à cloisons. Il se verrait bien marcher sur les traces de ses idoles musicales, les Little Walter, Junior Wells, Paul Butterfield — des types qui savaient manier l’harmonica mieux que personne. Est-ce vraiment un hasard si, un de ces quatre matins, sa destinée croise celle du célèbre photographe Owen Rickenbaconfield, le messie du néo pop art ? Tout à coup voilà notre Gaspard persuadé d’avoir perdu son âme. Oui, celle-là même dont il a besoin pour jouer ! Et c’est parti pour un road trip existentiel et contemplatif peuplé d’une voisine aux yeux mauves, de petits lapins blancs et d’un patron mentor désabusé, au rythme de fréquents arrêts sur les routes de l’Amérique…



Stéphane Ledien, Un Parisien au pays des pingouins, récits, collection « Réverbération », avril 2012, 168 p., 23 $, ISBN : 978-2-923844-90-9 (papier) • 978-2-923844-91-6 (numérique).

La grande aventure d’un premier hiver au Québec

Ça y est, il débarque de l’avion. C’est beau, c’est grand, mais, « bordel », qu’est-ce qu’il fait froid ! Déboulant en pleine tempête de neige fin novembre, le Parisien rejoint enfin sa blonde, une bien jolie brune. Il vit alors la grande aventure de son premier hiver québécois : couches interminables de vêtements pour sortir souper au coin de la rue, quiproquos de langage en parlant d’une « chaudière » avec le plombier, dégustation de sirop d’érable qui vire à la « tire infernale »…
Notre héros résistera-t-il à la rigueur de la saison et à l’accueil chaleureux des Québécois ? Et s’il lui prenait l’envie d’en « faire une montagne », en bon Français râleur ? Et au fait, le Québec est-il vraiment le « pays des pingouins », comme l’affirmait un plaisantin juste avant son départ ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans ces récits tantôt drôles, tantôt poétiques, d’un véritable choc thermique et culturel, qui feront bien rire tous ceux que le verbiage des Français amuse.

Extrait
« Ce matin en me levant, j’ai regardé par la fenêtre. Le soleil était toujours là ; pas de grisaille pour contrecarrer ses plans, pas de blancheur envahissante à l’horizon. J’ai quand même osé une question. […]
— Tu crois qu’il peut encore neiger ? lui ai-je demandé innocemment.
Ben, là ! La perspective n’avait pas l’air de la ravir. Hum. Surtout, ne jamais contrarier la femme que vous aimez.
Je la revoyais encore secouer la tête, découragée en regardant tomber la neige du seize avril. Là, elle s’est contentée de sourire ironiquement.
— Attends mon amour, tu n’as encore rien vu !
Mais évidemment, elle parlait de la nouvelle saison qui s’en vient. Ça ne pouvait être que ça, pas vrai ? »








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