Un petit livre


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Sergio Kokis, Un petit livre, roman, collection « Réverbération », janvier 2016, 224 p., 25 $. ISBN : 978-2-89763-000-3 (édition papier) • 978-2-89763-001-0 (édition numérique PDF).

« Je suis ici parce que j’ai lu un petit livre et que je l’ai trouvé inspirant. Un livre défendu par la censure […]. Il s’agit d’un roman, d’un simple roman très court. Mais, à mon avis, plus puissant qu’une bombe ou n’importe quelle arme secrète. »

Le petit livre en question, Nous autres, a été écrit par l’écrivain russe Ievgueni Ivanovitch Zamiatine. Achevé en 1921, le manuscrit est interdit de publication par la censure et l’auteur doit s’exiler à Paris. Il sera publié la première fois en 1924 à l’étranger. L’action de ce roman d’anticipation se déroule dans un futur très éloigné où les citoyens vivent dans une société dirigée par l’État Unique, un État totalitaire qui prétend régir toutes les activités humaines et veiller au bonheur collectif par l’abolition des besoins individuels et la standardisation des vies.

Le personnage central d’Un petit livre, Anton Antonich Setotchkine, est professeur de littérature russe à Moscou. Il n’a rien d’un dissident et les auteurs qu’il enseigne en classe sont soit des classiques, soit des écrivains reconnus et bien cotés par la nomenklatura. Sans qu’il lui ait demandé, une de ses étudiantes lui offre Nous autres en plein début des purges staliniennes au début des années 1930. Il est alors loin de se douter du danger auquel ce cadeau empoisonné va l’exposer.

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis plus de quarante ans. Il a fait de la langue française son outil d’expression littéraire. Oscillant entre deux passions — il est aussi artiste peintre —, Kokis s’est laissé fasciner par la narration et a écrit vingt-trois livres depuis ses débuts comme écrivain en 1994. Parmi ses oeuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et La gare, qui lui ont valu des prix prestigieux. Plus récemment, Kokis a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada 2013 pour son recueil de nouvelles Culs-de-sac. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.








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