Claude-Emmanuelle Yance


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Claude-Emmanuelle Yance a choisi Québec pour vivre et écrire. Cages, son troisième recueil de nouvelles publié en 2011, constituait un retour à la littérature après un long détour dans les métiers de l’édition. Mourir comme un chat lui a valu le prix Adrienne-Choquette en 1987. Après La mort est un coucher de soleil, paru chez Lévesque éditeur en 2013, elle nous offre un deuxième roman, L’île au Canot.




Claude-Emmanuelle Yance, L’île au Canot, roman, collection « Réverbération », mars 2016, 192 p., 25 $. ISBN : 978-2-89763-006-5 (édition papier) • 978-2-89763-007-2 (édition numérique PDF).

« Le petit bateau accoste au quai de l’île au Canot. Tous mes sens sont en éveil. Je vais poser le pied sur l’île de mon arrière-grand-père, Jérémie. Va-t-elle me parler ? Il fait beau, le vent a un petit goût de sel. […] L’île est absolument sereine, en ce dimanche matin. J’ai du mal à penser qu’elle a été le théâtre d’un si long déchirement. »

« “Il n’y a plus de place pour toi ici. Prends ton barda et va-t’en. N’importe où. Je ne veux pas d’un tueur dans ma famille !” Jérémie reste pétrifié. “T’as compris ? Va‑t’en ! Tout ce que je peux te donner, c’est un canot. Débarrasse !” »

« “C’était une île… Tu ne peux pas savoir. Belle comme un paradis. Je la connaissais de bord en bord. Et puis, le fleuve… Une île tout entourée du fleuve. Le paradis… C’est là que j’aurais voulu voir grandir mes enfants. Comme quand j’étais petit. Le monde était à nous ! Je ne sais pas comment elle est maintenant. Ça fait longtemps. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus… ma mère, mes frères. Je n’ai jamais cherché à savoir.” »



Claude-Emmanuelle Yance, La mort est un coucher de soleil, roman, collection « Réverbération », février 2013, 142 p., 23 $. ISBN : 978-2-924186-16-9 (édition papier) • 978-2-924186-17-6 (édition numérique PDF).

Un roman, à la fois grave et lumineux, porté par une grande force d’écriture.

« J’ai encore le téléphone dans la main. Alexis a pris sa vie et je ne sais rien de plus. Où ? Quand ? Comment ? Je garde le pourquoi à distance, comme si la question était indécente. »

Une correctrice de manuscrits vient d’apprendre que son technicien en informatique a mis fin à ses jours. Les mots « Alexis a pris sa vie » ont ouvert une brèche dans son coeur. Bouleversée par cette mort, elle entreprend des recherches pour trouver les raisons qui ont pu conduire ce jeune père de trente-huit ans — le fils qu’elle aurait pu avoir — à accomplir un acte aussi brutal.

La mort est un coucher de soleil, premier roman de Claude-Emmanuelle Yance, pose des questions auxquelles tout être humain fera face à un moment ou à un autre de son existence. Pourquoi on meurt, pourquoi on vit ? Est-il plus digne de se laisser vivre jusqu’à la fin que de choisir la mort ? Pourquoi y a-t-il tellement de gens vivants en apparence et morts à l’intérieur ? Et surtout, est-il vrai que ce qui est mort ne porte pas de fruits ?



Claude-Emmanuelle Yance, Cages, nouvelles, collection « Réverbération », septembre 2011, 132 p., 22 $, ISBN : 978-2-923844-70-1 (édition papier) • 978-2-923844-71-8 (édition numérique).

Cages
Le retour de Claude-Emmanuelle Yance, lauréate du prix Adrienne-Choquette 1987


Six nouvelles écrites à partir du riche thème de la cage : une cave sombre et humide dans laquelle sont enfermés deux enfants ; un homme pris au piège d’une grande toile d’araignée ; la vengeance d’une femme battue ; l’angoisse de devenir sourd d’un chanteur adulé par ses fans ; l’étrange histoire des habitants d’une petite ville ; une jeune religieuse en quête de Dieu. Mais attention : les personnages peuvent en sortir, de leur cage !


Extrait
« Le rideau est resté fermé sur la scène. La salle s’est remplie. Des fans s’étonnent du rideau. La question frissonne de rangée en rangée. Aux premières mesures de la musique, le public est debout. Le rideau s’ouvre lentement, la musique s’arrête. Et c’est dans un silence hébété que la salle découvre la cage. Le rituel est cassé. La bête qui entourait le dompteur est tenue à distance, c’est lui qui est en cage. Immense et fragile à la fois. Quand il commence à chanter, la foule se rassied, sonnée. Un coup au coeur.
Mais elle ronge son frein, la foule. Elle refuse d’embarquer, de se laisser mener au fouet. Elle rechigne aux applaudissements, elle murmure dans les silences, elle gronde d’impuissance. Et quand sonne le dernier accord, elle se rue sur la cage dans l’espoir d’en arracher celui qu’elle croyait posséder. »








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